Premier jour
Rendez-vous matinal au bout des allées d’Étigny à Luchon pour un café, avant de prendre la direction de la vallée du Lys. Sacs à dos bouclés, nous empruntons le sentier du refuge du Maupas, où nous sommes accueillis chaleureusement, comme toujours.
Après le repas, nous reprenons nos sacs, un peu allégés, et montons au pied des petits contreforts derrière le refuge pour revoir les différentes techniques d’assurage et de protection que nous utiliserons durant les deux prochains jours. En fin d’après-midi, nous redescendons au refuge.
Deuxième jours
Le soleil se lève tout juste au moment du départ ; nous profitons du festival de couleurs qu’il nous offre durant la montée à la Porte d’Enfer. Nous poursuivons jusqu’au col des Crabioules, en passant par les Rochers Rouges, qui permettent d’éviter les névés et surtout d’alléger les sacs.
Au col des Crabioules, nous nous équipons, nous encordons et commençons la course. Une cordée avec qui nous avons partagé le repas au refuge la veille nous précède. Au sommet Oriental des Crabioules, nous croisons un guide basque et ses deux clients ; comme c’est la première fois qu’il parcourt l’arête, il me laisse passer devant: je servirai de topo.
Presque continuellement au dessus de 3000m d'altitude, les passages aériens s’enchaînent, à cheval entre les cirques du Portillon et des Crabioules , puis nous débouchons au sommet. Le temps est splendide : nous apercevons les principaux sommets des Pyrénées: Aneto, Posets, Schrader, Munia, Vignemale, Néouvielle…
Nous revenons ensuite sur nos pas sur une centaine de mètres et descendons au refuge du Portillon par la voie normale. Comme toujours chez Régis, nous passons une très bonne soirée.
Troisième jour
Nous descendons sous le barrage et rejoignons le pied de l’arête du Rachou. Le bon vieux guide Ollivier n’est pas toujours évident à suivre : je me trompe à l’attaque, ce qui nous vaut une petite variante originale, nous remontons une cheminée d’abord herbeuse, puis intérieure. Nous poursuivons ensuite le fil de l’arête jusqu’au sommet, en moins de trois heures. Évidemment, pour valider le sommet, nous gravissons le bloc sommital.
Pour redescendre vers la vallée du Lys, nous passons par le col du Quayrat, la cabane et les mines des Crabioules, puis le Gouffre d’Enfer.