La veille, en montant au refuge, nous avons profité des couleurs qu’offraient les fleurs en ce début d’été : les lys des Pyrénées étaient au rendez-vous, au même endroit que l’an passé.
À Espingo, nous avons fait connaissance avec les sympathiques nouveaux gardiens, Valentine et Lionnel. L’accueil était au même niveau que le repas : excellent.
Partis aux aurores, nous avons longé le lac du Saoussat, poursuivi le long du chemin muletier du Portillon, puis bifurqué à droite avant la Coume de l’Abesque, sur la voie normale des Spijeoles. Nous avons quitté cette dernière pour rejoindre le pied du Grand Dièdre, où nous avons été accueillis par une quinzaine d’isards.
Une fois équipés pour l’escalade: friends, coinceurs et dégaines au baudrier, nous commençons à grimper. Placement de friends, mousquetonnage de pitons, coincement de câblés, installation de relais : les longueurs défilent, la grimpe au soleil est agréable. Nous recevons la visite d’un gypaète barbu, puis d’un tichodrome. L’escalade de cette voie est toujours aussi plaisante.
Au sommet, nous grignotons un bout en profitant d’un panorama sans nuages : de l’Aneto au Vignemale, tous les sommets du Luchonnais semblent à portée de main.
Puis nous redescendons au refuge par la voie normale. Une fois le pied de l’arête Sud-Est passé, le Grand Dièdre attire encore notre regard : nous refaisons la voie dans nos têtes, cherchons les passages clefs, les relais…
Arrivés au refuge, nous buvons un coup, récupérons les quelques affaires déposées le matin, et redescendons.