Crête des aiguilles de Llosás ou arête Sud de l'Aneto

Au départ du terminus de la piste de la vallée de Valibierne, nous sommes montés à la brèche de Llosás, en passant par le lac du même nom.

Une fois encordés, nous avons traversé les aiguilles de Llosás, qui portent les noms des premiers ascensionnistes de l’Aneto : Argarot, Tchihatchef et Franqueville. Ces noms ne doivent rien au hasard : c’est par cette même vallée de Coronas, empruntée aujourd’hui pour la descente, que Platon de Tchihatcheff et Albert de Franqueville, accompagnés de leurs guides luchonnais Jean Sors dit « Argarot », Pierre Sanio, Bernard Arrazau et Pierre Redonnet, atteignirent pour la première fois le sommet de l’Aneto, le 20 juillet 1842. La course de l’arête de Llosás emprunte ainsi, pour partie, l’un des itinéraires historiques de la conquête du plus haut sommet des Pyrénées.
Cette première partie est une arête assez technique, avec une progression corde tendue, aux anneaux, entrecoupée d’un rappel.
Puis nous avons poursuivi à toute crête jusqu’au sommet, en passant par les aiguilles Daviú et Escudier.

Au sommet, je suis tombé sur un groupe de Luchonnais qui buvait du champagne pour fêter l’anniversaire de l’un d’eux. Du coup, coupe de champagne sur le toit des Pyrénées !

Pour le retour, nous sommes descendus par la vallée de Coronas, qui mène directement au parking.

L’arête de Llosás est une belle façon de gravir l’Aneto, cotant au passage pas moins de six « 3000 ».