Après une rapide montée au refuge, nous nous retrouvons seuls avec le gardien, et passons une excellente soirée à discuter autour d’un verre.
La neige ayant blanchi les rochers pendant la nuit, nous partons tôt, à la frontale, pour compenser l’allongement du temps de course qu’elle va nous imposer. Une fois en haut de la cheminée Mamy, surprise: il y a plus de neige que prévu. Nous nous équipons, nous encordons, et commençons la traversée. Les couleurs de l’automne, rehaussées de ce premier coup de blanc, sont magnifiques: l’un des charmes de la haute montagne en cette saison.
La neige et un peu de glace nous font perdre du temps: il ne faut pas traîner sur les manips pour ne pas en perdre davantage. Les pointes s’enchaînent: pointe Mamy, pointe de Lacque, Gendarme Blanc, les quatre pointes du Lézat, et nous débouchons au sommet du Lézat, encore marqués par les passages d’escalade plus ou moins mixte que nous venons d’enchaîner.
La descente est tout aussi « sportive » : les cheminées sont juste recouvertes de neige, si bien que les crampons à glace ne sont pas vraiment utiles, mais qu’on regrette vite de ne pas les avoir. De retour au refuge, nous goûtons copieusement et récupérons nos affaires, avant de redescendre vers les granges d’Astrau.
Pour ma dernière montée au Portillon de la saison, j’ai eu droit à une demi-hivernale…