Ouverture de Lulu Berlue, au pilier Sud du Grand Gendarme du Lézat

 
 
La montée s’est faite la veille, sac lourd et tête légère, jusqu’au refuge du Portillon. Régis, le gardien, nous a réservé l’excellant accueil qu’on lui connaît, de ceux qui donnent envie de traîner un peu plus longtemps sur la terrasse avant de filer se coucher.

Le lendemain, direction le pilier Sud du Grand Gendarme du Lézat, pour une ouverture menée du bas, à la journée. Pas de repérage à la corde depuis le haut, pas de ménage préalable : on grimpe, on équipe, on avance, avec toute l’incertitude et toute la satisfaction que ça suppose. Les relais ont été équipés proprement, complétés de quelques points ça et là dans les longueurs, laissant un peu d'engagement sans être dangereuse — l’esprit d’une ouverture qui respecte le rocher et le grimpeur qui viendra après.

Cinq longueurs, une difficulté homogène dans le 5+/6a, sans temps mort ni longueur de liaison. La troisième longueur restera sans doute la plus marquante : un rocher de première classe, net, adhérent, de ceux qui donnent confiance dans chaque prise et qui rappellent pourquoi on aime autant grimper dans ce massif, où les longues approche rebutes tant de grimpeur et nous permettent de profiter d'une grande quiétude.

Une belle ligne sur le pilier Sud, à découvrir pour qui cherche une course d’ambiance, dans un cadre à la hauteur de l’effort.